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Situation du Bas-Médoc

Le calme revenu dans le pays après les guerres de religion ont permis à Henry IV d'encourager le dessèchement des marais (aujourd'hui on dit assèchement) mais il faudra attendre le 17è pour que le marais du Médoc soit asséché.

Bordure de l'estuaire

1621 Le Duc D'Epernon (seigneur de Lesparre) acheta les terres de Loirac et passa un contrat avec des entrepreneurs (paysans, éleveurs de chevaux) il protégea le Bas-Médoc par une digue naturelle mais fragile.

La Passe Castillonnaise qui relie le Fort de Castillon à Soulac.

Ainsi il était possible suivant les endroits d'élever des digues, creuser des chenaux ainsi commencent à naître les mattes.

Cela intéresse les propriétaires qui y voient là de nouveaux revenus.

Marais salants ( le sel comme impôt = la gabelle mais aussi utile à l'alimentation.)

Herbage

Goulée

 En 1597 les habitants de Loirac – Lestignan – Goulée ont un fief suivant la coutume, c'est-à-dire l'usage des vacants (terres incultes à la dispossition des habitants).

Ceux de Goulée (juridiction de Loirac) avaient droit :

d'herbage

de padouentage (terrain réservé aux habitants du hameau)

coupe de bois de chauffage

communaux – landes.

Moyennant un droit pour le Seigneur Thomas de Montaigne

Droit à payer en : Fromentage (blé)

                             Civardage   (avoine)

                             Argent

En 1617 ils renouvellent leur engagement en faveur de Jeanne de Montaigne, il s'agissait surtout d'un terrain situé entre le Port et le Village. Le Tènement de Larricard on pouvait jouir du communal. Mais.....

En 1621 Le Duc D'Epernon seigneur de Lesparre acheta les terres de Loirac (dont Goulée) pour les réunir au fief de Lesparre.

En 1633 le contrat ne garantit plus les avantages des habitants de Goulée puisque toutes les palus et les mattes sont désormais au Duc D'Epernon.

Le Duc D'Epernon sous son impulsion et avec l'aide des Flamands (en particulier avec le hollandais Conrad Gaussen) signe un accord pour l'assèchement de 17000 journaux autour de Jau-Loirac-Goulée-Lesparre. (1 journal=2500m2 env).il laisse à chaque communauté de village des terres pour leurs bestiaux.

A Goulée il laisse cette langue de terre appelée Larricart et Richard.

Il ne reste qu'aux habitants de Goulée (7 à 8 maisons) le Larricart et Richard ( soit 208 journaux) contre paiement de 3 sols par journal.

Ainsi s'écouleront avec plus ou moins de conflits des années de procès.

Des taxes sur le bétail – Brebis – Bêtes à cornes – chevaux.


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